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Personnalités locales

De nombreuses personnalités ont été conquises par le charme des lieux. Petit aperçu.

L’Impératrice Eugénie (1826 – 1920)

S’il y a bien une personne qui permit d’offrir à Pierrefonds ses lettres de Noblesse, il ne peut s’agir que de l’Impératrice Eugénie. En effet, l’épouse de Napoléon III a su user de toute son influence auprès de son impérial mari afin que cette commune qui fut pour elle un véritable coup de cœur bénéficie des faveurs de l’Empereur. On retrouve son empreinte un petit peu partout dans le Compiégnois avec, entre autres, le Pavillon Eugénie ou encore la route Eugénie. Une autre illustration de cet attrait pour la cité est le nom qu’empruntait parfois l’impératrice, elle aimait en effet à se faire appeler Comtesse de Pierrefonds, et n’hésitait pas à signer ainsi certaines de ses missives.

Louis Ier d’Orléans (1372 – 1407)

Second fils du roi de France Charles V, duc d’Orléans et de Valois, c’est principalement à lui qu’on doit l’édification du château de Pierrefonds, mais aussi l’embellissement du prieuré de Sainte-Croix. Il possédait une centaine de châteaux à travers le royaume, dont la majorité se situait dans les domaines du Valois et de Coucy. C’est également Louis d’Orléans qui dota le duché de Valois d’un grand nombre de forteresses afin de rivaliser avec les grands princes et afficher prestige et puissance militaire. Etroitement lié à son unique frère, le roi Charles VI « le Fol », Louis s’engagea dans une lutte politique contre son oncle, Philippe le Hardi duc de Bourgogne qui décèdera des suites de maladie. Ce combat se poursuivra avec le fils de Philippe et cousin de Louis : Jean sans Peur. Cette lutte s’achèvera par l’assassinat du duc de Valois rue Vieille-du-Temple à Paris par les Bourguignons en 1407. Ainsi commencera la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons qui continuera à déchirer le royaume en cette période déjà troublée de Guerre de Cent Ans.

Marie-Madeleine de Dreux d’Aubray (1630 – 1676)

Première protagoniste de la célèbre affaire des Poisons, elle est l’épouse du marquis de Brinvilliers et l’amante de Jean-Baptiste Godin de Sainte-Croix, capitaine de cavalerie au sein du régiment de Tracy. Elle empoisonna notamment son père, propriétaire du château d’Offémont, ses deux frères et sa sœur. Après une fuite à l’étranger puis une rocambolesque traque, elle sera finalement capturée, puis jugée et exécutée le 17 juillet 1676. Les lettres de Madame de Sévigné donnent des éléments très précis sur ce jour et le comportement du peuple à son égard. 

Porthos du Vallon de Bracieux de Pierrefonds

Vous ne rêvez pas ! L’un des plus célèbres mousquetaires de l’Histoire de France vécut à Pierrefonds. Ou, plus exactement, le Porthos de fiction popularisé par l’auteur picard Alexandre Dumas. Il y mentionne au XIXème siècle dans son roman 20 ans après, au chapitre 12, la vision qu’a d’Artagnan de Pierrefonds en venant retrouver son ami :
« une magnifique vallée […] un charmant petit lac […] un joli château ». Il parle ici du château de Jonval, celui de Louis d’Orléans étant encore à l’état de ruine lorsque le roman fut écrit.

Séverine (1855 – 1929)

Caroline Rémy, fille de petits bourgeois lorrains, n’était pas prédestinée à devenir une vedette en France. Premier mariage raté, occupations diverses : sa rencontre en 1881 avec Jules Vallès va cependant changer son destin. Elle l’oriente vers le journalisme et les grandes questions de misère et d’injustice sociale. Elle fonde avec lui Le Cri du Peuple, signant d’abord ses articles Séverin. Féministe avertie, elle publiera de nombreuses chroniques libertaires dans La Fronde, journal d’actualité et de défense de leurs droits, réalisé uniquement par des femmes. Suffragiste, enthousiasmée par la Révolution Russe, elle achète une auberge à Pierrefonds et vient s’y installer en 1921. Sa maison est toujours visible aujourd’hui. Décédée le 29 avril 1929, elle est inhumée dans le cimetière du village où elle repose toujours. Son leg se compose de plus de 6000 textes sur les luttes sociales et féministes.

Adolphe Clément-Bayard (1855 – 1928)

Né Gustave Adolphe Clément à Pierrefonds, dont il fut le maire de 1914 à 1919 (il rajoutera le nom de Bayard à son patronyme par décision du Conseil d’Etat en 1912), cette figure emblématique locale fut l’un des grands noms de l’histoire industrielle française du début du XXème siècle. D’origine modeste mais travailleur et innovant, il profite de l’émergence de l’industrie du cycle pour s’imposer en 1890 comme le premier fabriquant de cycles français et représentant exclusif des pneus Dunlop dans notre pays.
Pionnier dans le domaine mécanique, concepteur de véhicules et de motos (son modèle 250 cmgagnera deux fois le Bol d’Or) en association avec la marque Gladiator, il se lancera, après avoir fait fortune dans ce domaine, dans la construction de dirigeables jusqu’aux débuts de la Première Guerre mondiale. En 1914, trois des six dirigeables de l’armée française sont des Clément-Bayard. La plus grande usine de l’industriel à Levallois-Perret est vendue à Citroën en 1922, ce qui permettra à la marque de se développer pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Il repose dans un mausolée dans son ancien domaine, à Pierrefonds.