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Patrimoine culturel

Plus d’une trentaine d’édifices classés ou inscrits au titre de Monuments Historiques émaillent notre territoire. Châteaux, églises, petit patrimoine, vestiges divers, architecture traditionnelle : il n’appartient qu’au promeneur de découvrir ou se laisser conter les charmes de l’Oise Soissonnaise.

PIERREFONDS-LES-BAINS

 

L’attrait que commença à susciter Pierrefonds au XIXème siècle et qui se poursuit aujourd’hui est indissociable de deux éléments : le thermalisme et le Second Empire.

Suite à la découverte des sources en 1846, un établissement thermal, l’Hôtel des Bains, y vit le jour. On pouvait y pratiquer des soins quotidiens. Des salles de jeux et un casino permettaient aux curistes de se divertir. Les eaux de Pierrefonds, sulfatées et calcaires, permettaient de soigner les maladies respiratoires, de peau ou les douleurs articulaires. La bonne société compiégnoise vint très vite profiter de ce tourisme thermal.
L’Impératrice Eugénie acheva la promotion de la destination en se faisant parfois appeler Comtesse de Pierrefonds. C’est d’ailleurs à la fin du Second Empire que le projet de gare vit le jour. Inaugurée en 1884, sous la Troisième République, la gare consacre la destination, la bonne société parisienne s’ajoutant aux curistes et aux compiégnois.

Jusqu’en 1914, Pierrefonds-lès-Bains, ainsi désormais nommée, pouvait héberger plus de 500 malades par nuit et plusieurs dizaines, voire centaines de milliers de curistes et touristes, la fréquentaient chaque année.

Pendant la Première Guerre mondiale, la commune continua à être dédiée aux soins, des soldats cette fois, puisque le château servit d’ambulance (à l’époque cela désigne l’ensemble d’une unité médicalisée). La gare sera finalement fermée aux voyageurs en 1940.

Aujourd’hui, l’agencement de la commune reste marqué par l’eau et son histoire thermale, tous les aménagements étant réalisés autour du lac.

UNE TERRE DE CHÂTEAUX ET DE GRANDS DOMAINES

Notre territoire, par ses nombreux vestiges de châteaux et de grands domaines, témoigne de la présence forte de la culture vassalique dans cette partie de la France. Durant presque toute son histoire depuis les Celtes, il était divisé en petits domaines gérés par des châtelains locaux.

Aujourd’hui encore, églises et châteaux portent les traces d’une histoire multimillénaire et de ses soubresauts : on peut parfois lire dans nos édifices les différentes étapes de construction, destruction, aménagements, reconstructions avec une ou des pierres calcaires, issues des carrières dont regorge la région. Celles-ci ont aussi permis à de magnifiques manoirs, fermes fortifiées et castels de voir le jour. Ces joyaux architecturaux peuvent être aujourd’hui admirés dans tous nos villages.

LE CHÂTEAU D’OFFÉMONT 

C’est à partir de personnages intimement liés à cette forteresse restaurée au XIXème siècle que se déclencha l’une des histoires criminelles les plus retentissantes de l’Histoire de France : l’Affaire des Poisons. Se déroulant sous le règne de Louis XIV, cette histoire impliqua même sa maîtresse officielle de l’époque, mère de six de ses enfants légitimés : Madame de Montespan.

L’élément déclencheur de cette affaire fut la mort du chevalier de Sainte-Croix, capitaine de cavalerie du régiment des gardes de Tracy-le-Mont. Dans ses effets personnels furent retrouvées des lettres très compromettantes pour son amante, la marquise de Brinvilliers, fille du propriétaire du château d’Offémont. Une enquête fut lancée, et on découvrit qu’elle avait empoisonné en ces lieux son père… et bien d’autres encore.

ARCHITECTURE TRADITIONNELLE

 

La multiplicité des paysages de notre territoire est une richesse. Un très riche petit patrimoine composé de calvaires, lavoirs, puits, anciennes fortifications vient se greffer à l’architecture typique du Soissonnais qui se retrouve dans chaque village : maisons en pierre de taille et pignons à redents.

ÉGLISES

 

Nos édifices, érigés à partir du XIème  siècle, parfois sur des ruines bien antérieures, ont connu de multiples remaniements et reconstructions, y compris après la Première Guerre mondiale.

Nef romane du XIème siècle à Saint-Rémy de Berneuil-sur-Aisne (emblématique de l’architecture romane dans l’Oise à cette époque), crypte de l’église de Pierrefonds du XIème siècle également, clocher octogonal du XIIème siècle de l’église Saint-Sulpice de Bitry, ruines gothiques du Prieuré de Sainte-Croix, portail Renaissance de l’église de Saint-Crépin-aux-Bois ou édifice d’Autrêches reconstruit à l’identique après la Grande Guerre : chaque évolution ou innovation architecturale raconte ce que fut notre région à travers les âges et les causes qui ont motivé toutes ces changements.

PATRIMOINE INDUSTRIEL

 

 C’est ici qu’est né au XIXème  siècle, associé à deux autres régions de l’Oise, l’art de la brosserie, et plus particulièrement pour Tracy-le-Mont, la brosserie de toilette (ou brosserie fine). Cette commune a même été qualifiée, jusqu’au déclenchement de la Première Guerre mondiale, de capitale européenne de la brosserie de luxe. Près de 75 % de sa production était exportée dans le monde entier. Les usines de Tracy employaient plus de 2 000 personnes, un nombre d’ouvriers supérieur à celui des habitants de la commune.

Aujourd’hui,  l’AMBO (Association pour le Musée des Brosseries de l’Oise) – disposant d’un fonds unique en France de plus de 10 000 objets avec entre autres des brosses de luxe, des bois exotiques, soies de Chine, outils d’époque – présente ses collections dans un musée provisoire.